Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
jeudi 25 juin 2026
Suspicion
dimanche 5 octobre 2025
Déambulation
vendredi 12 septembre 2025
C'est comme ça
samedi 6 septembre 2025
Ou ce qui reste de singe en moi
jeudi 3 juillet 2025
Possible
jeudi 10 avril 2025
J’aime / je n’aime pas (18)
Je n’aime pas, et c’est peu de le dire, tous ces "reels" avec leurs commentaires dits par une voix synthétique cheap (souvent la même) qui polluent les réseaux sociaux
J’aime réécouter des vieilles chansons de Robert Charlebois, surtout celles écrites par Réjean Ducharme, le célèbre romancier québecois
Je n’aime pas que les acteurs ou les actrices fassent des clics de langue ou tapent de la main sur la table lors d'une lecture par exemple pour appuyer leurs intentions. Je trouve cela atrocement ringard.
J’aime la photo de ce jeune couple prise à la fin de l'année dernière à la Fondation Vuitton lors de l'exposition consacrée à Tom Wesselman qui m'avait beaucoup plu
Je n’aime pas mais vraiment pas du tout que des artistes s’emparent de chansons populaires sur le mode lyrique comme par exemple les feuilles mortes chantées par Benjamin Bernheim, Robero Alagna. Il n’y a que Jessye Norman chantant des blues qui ne trahissait rien. Peut-être parce qu’en tant qu’afro-americaine elle avait le blues à la fois dans l’âme et chevillé au corps.
J’aime faire parfois la grasse matinée et profiter de journées où je ne m'assigne aucun objectif prédéfini, aucune contrainte. En fait je suis un gros paresseux et j'y trouve du plaisir
Je n’aime pas que les gens dans les expositions surpeuplées se posent devant une toile et continuent à tailler le bout de gras sans se préoccuper des gens autours d'eux et surtout derrière eux.
J’aime l'allegro
du "Concerto pour violon et hautbois BWV 1060," de Jean-Sebastien Bach. Il
a le pouvoir de me transporter bien des années en arrière, dans
l'immense salon de l'appartement parisien de Philippe et Dominique. Il passait
souvent le dimanche en fin d'après-midi lorsque nous arrivions pour le
repas dominical en famille et avec des amis servi parfois à la grande table du salon avec ses deux bancs, quand il y avait du monde, mais le plus souvent dans la
cuisine, parfois
en comité restreint avec juste les parents les filles et leurs petits copains respectifs
Je n’aime pas quand les gens vous sollicitent et font des propositions remplies de restrictions qui laissent sous entendre qu'en fait ils n'ont aucune envie de vous associer à leur demande. Cette façon de faire miroiter une possibilité et de l'annuler dans le même temps et une forme de perversité mentale insupportable. J'ai connu un metteur en scène spécialiste de ce genre de pratique.
J'aime regarder les matches de pré-saison du super rugby pacific qui opposent au cœur de l’été austral des équipes néo-zélandaises dans des petits stades de province devant des spectateurs assis sur des pelouses
Je n’aime pas que les gens descendent de la rame de métro ou bien y montent l’œil rivé sur leur smartphone
J’aime regarder le foot ou le rugby à la télé avec ma fille, confortablement vautré sur le canapé et gentiment persifler ensemble sur les joueurs ou les commentateurs
Je n’aime pas lorsque les gens vous répondent "c’est une excellente question" à celle que vous leur posez. C’est une formule prétentieuse, vaguement offensante, qui laisse supposer que toutes les questions précédentes étaient stupides ou médiocres, ou que l'on présume que vous puissiez en poser de mauvaises.
J'aime marcher dans de vieilles bonnes chaussures bien à mon pied que je n'ai pas utilisées depuis longtemps
Je n'aime pas ces gens qui, tant qu'on est d'accord avec eux vous témoignent de l'estime mais vous déconsidèrent dès que l'on l'on émet la moindre objection sur un de leurs propos
J'aime entendre chanter les oiseaux dans une ville juste avant l'aube
je n'aime pas devoir m'occuper de papiers administratifs
J'aime l'odeur de la pinède lorsque le ciel est gris et que l'air est doux
je n'aime pas, lorsque l'on photographie la mer, que la ligne d'horizon soit oblique sur l'image
J’aime savoir qu'en Suisse il y a encore des gens qui cultivent le safran selon des méthodes ancestrales
Je n'aime pas le fait que je doive prendre autant de médicaments chaque jour.
dimanche 23 mars 2025
Au musée Picasso
lundi 27 janvier 2025
Je cherche la sortie
mercredi 8 janvier 2025
Se réfugier
mercredi 6 novembre 2024
Consternation
lundi 30 septembre 2024
Se projeter s'identifier se reconnaître
dimanche 23 juin 2024
Pêle-mêle avec dormeur
mardi 18 juin 2024
Quel est l'objet de l'Art ?
Quelle fée a tissé ce voile ? Fut-ce par malice ou par amitié ? Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu’elles ont à nos besoins. Vivre consiste à agir. Vivre, c’est n’accepter des objets que l’impression utile pour y répondre par des réactions appropriées : les autres impressions doivent s’obscurcir ou ne nous arriver que confusément. Je regarde et je crois voir, j’écoute et je crois entendre, je m’étudie et je crois lire dans le fond de mon cœur. Mais ce que je vois et ce que j’entends du monde extérieur, c’est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite ; ce que je connais de moi-même, c’est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l’action. Mes sens et ma conscience ne me livrent donc de la réalité qu’une simplification pratique. Dans la vision qu’ils me donnent des choses et de moi-même, les différences inutiles à l’homme sont effacées, les ressemblances utiles à l’homme sont accentuées, des routes me sont tracées à l’avance où mon action s’engagera. Ces routes sont celles où l’humanité entière a passé avant moi. Les choses ont été classées en vue du parti que j’en pourrai tirer. Et c’est cette classification que j’aperçois, beaucoup plus que la couleur et la forme des choses.”
“Quand nous éprouvons de l'amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d'absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais le plus souvent, nous n'apercevons de notre état d'âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu'il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe. Nous nous mouvons parmi des généralités et des symboles, comme en un champ clos où notre force se mesure utilement avec d'autres forces ; et fascinés par l'action, attirés par elle, pour notre plus grand bien, sur le terrain qu'elle s'est choisi, nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes. Mais de loin en loin, par distraction, la nature suscite des âmes plus détachées de la vie. Je ne parle pas de ce détachement voulu, raisonné, systématique, qui est œuvre de réflexion et de philosophie. Je parle d'un détachement naturel, inné à la structure du sens ou de la conscience, et qui se manifeste tout de suite par une manière virginale, en quelque sorte, de voir, d'entendre ou de penser. Si ce détachement était complet, si l'âme n'adhérait plus à l'action par aucune de ses perceptions, elle serait l'âme d'un artiste comme le monde n'en a point vu encore.”
Henri Bergson, in "Le Rire"
shared with wordless wednesday - midweek muse challenge
mardi 4 juin 2024
Au doigt et à l'œil
mercredi 22 mai 2024
Ardenne
jeudi 4 avril 2024
Calmer la fièvre
dimanche 31 mars 2024
Dans le Marais
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J'en ai profité pour visiter quelques galeries d'art, puisque désormais, c'est dans ce quartier du Marais et non plus à Saint Germain des prés que sont concentrés les marchands les plus célèbres. Rue du Perche, sur un mur, j'ai remarqué ce mural d'un certain Jonathan Huxley "un artiste britannique dont les œuvres représentent des illusions de figures humaines en mouvement." dit sa fiche wikipedia.
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Voilà, ce matin-là de lents troupeaux de nuages traversaient le ciel d'automne. On eût dit que la lumière elle-même s’était éteinte c...
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Voilà, je m'étonne que l'espèce humaine, plutôt que d'affronter les défis écologiques qui s'imposent à elle, préfère s...
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Voilà dans l'œil mort du civil gisant à terre, frémissaient encore les mirages d'un autre monde. Des insectes aux ailes f...
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Voilà Ça me revient, j'ai été un des derniers lecteurs du journal "Combat" qui a disparu en Aout 1974. Il eut un éphémère hé...
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Voilà, en fait, ce n'est pas simplement que je tenais alors à entreprendre une série sur les gens en train de photographier , c...
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Voilà, je ne me lasse pas des quais de Paris. j'aime m'y promener à toute heure. Là c'était le soir, il n’y a pas si longtemps, ...






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