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jeudi 16 janvier 2020

Pas encore lus 積ん読


Voilà,
une liste de livres dont j'ai noté le titre sans pour autant les avoir encore lus, ni même achetés ou empruntés à la bibliothèque
et peut-êtte d'ailleurs ne le ferais-je jamais
"La persuasion et la réthorique" de Carlo Michelstaedter
"Personne(s)" de Sarah Chiche
"600 exercices à l'usage des acteurs" de Patrick Pezin
"Je vous laisse juge" de Luc Frémiot
"A la manière de " par Paul Reboux et Charles Muller
"Mes rêves" d'Adorno
"Train de nuit pour Lisbonne" de Pascal Mercier
"Vers une écologie sémiotique de la culture" Pierluigi Basso Fossali 
"De la visibilité" de Nathalie Heinich
"La chair interdite" de Diane Ducret
"Terre à ciel" de Carlos Drummond de Andrade
"Clavel Soldat" et "33 jours" de Léon Werth
"Le Sergent dans la neige" de Mario Rigoni Stern
"De la tragédie grecque comme art politique" de Christian Meier
"la langue du troisième Reich" de Viktor Klemperer
"Life" de Keith Richards
"Faits" de Marcel Cohen
mais j'en ai tant déjà qui sont empilés au pied de mon lit.
Il existe d'aillleurs un mot japonais pour désigner la pratique qui consiste à empiler les livres sans les lire
"Tsundoku"
(Linked with the weekend in black and white)

mardi 23 mai 2017

Un autre Tatouage

 

Voilà ,
Ce qui  est bien avec le métro, c'est que même si tu n'as rien à lire, tu peux toujours t'occuper les yeux. Cette jeune femme neo-gothique avait quelque chose d'un work in progress, pas très abouti ni très inspiré, il est vrai, mais au moins ai-je trouvé là, quelqu'occasion de divertissement. Les gens tout de même ont parfois de drôles de façon de traiter leur corps. Au moins cela me donne-t-il l'opportunité d'augmenter la collection que je voulais autrefois entreprendre. Il vaut mieux que je m'en tienne à des sujets futiles. Allez au boulot, je suis en retard.

dimanche 16 août 2015

En attendant les sushis


Voilà,
il n'y a pas si longtemps en attendant les sushis à emporter, il y avait cette fille près de moi  — elle avait une valise à ses pieds, j'ai supposé qu'elle revenait de vacances —, elle aussi patientait sur un tabouret pendant qu'on préparait sa commande. Malgré son look gothique, elle portait tout de même un short en jean. "Bigre, cela fait bien longtemps que je n'ai pas photographié de tatouages" ai-je alors pensé. (linked with Signs2)

lundi 21 février 2011

Encore une histoire de tatouage

Voilà
le tatouage était généralement au poignet :  un moineau portant au bec une cerise. Par ce signe inscrit sur la chair de sa femme, le marin parti en mer faisait passer un message aux hommes restés à terre : elle était mariée (qui plus est à un marin) et mieux valait ne pas s'en approcher. Le Gilbert,  lui, la mer c'était pas vraiment son truc il était plutôt du genre marcheur. D'ailleurs il avait fait son armée dans les chasseurs alpins, Il faisait partie de ceux qui ont fait leur armée. Et surtout des connards qui en parlent avec nostalgie. Pour ma part ayant passé les seize première années de ma vie trimballé dans les casernes  par un géniteur sous-off, et une génitrice élevée sous les glorieux étendards de la coloniale, plus militariste encore que son époux de guerrier, et fermement convaincue de la mission civilisatrice de l'armée française, la camaraderie troufionnesque, les concours de branlette dans les chambrées, les joies des grandes manœuvres, le prestige de l'uniforme, toutes ces conneries on ne peut pas dire que ça ait particulièrement suscité mon enthousiasme. D'ailleurs le service je ne l'ai pas fait mais c'est une autre histoire. Gilbert, donc. Je me suis toujours demandé comment avec sa tronche et l'indigence de sa conversation il pouvait séduire autant les femmes. J'ai beau savoir que ce n'est pas là l'essentiel de l'affaire, cette histoire m'a toujours laissé perplexe. Les femmes il avait un certain ascendant dessus , ça oui. Il pouvait même les rendre folles à ce qu'on m'a raconté. Est ce pour ça que la mère de ses enfants d'ailleurs, a fini à la cabane bambou, chez les dingues gorgée de neuroleptiques, ou est ce qu'elle avait des prédispositions pour ça ? Cela dit, on ne doit pas vraiment fréquenter les mêmes, mais là n'est pas la question. Ce qui m'étonne encore le plus à ce jour c'est son instinct de propriété, si puissant, qu'il parvient à convaincre les  femmes qui lui succombent de se faire tatouer son propre nom sur leur corps. J'ai une amie d'enfance comme ça qui l'a fait. Elle avait des livres de Ronald Laing dans sa bibliothèque, passé quelques années sur un divan à réfléchir sur les nœuds familiaux complexes qui entravaient son devenir, elles pouvait parler des heures sur Gilles Clément le paysagiste, enfin elle ne me paraissait pas stupide, et bien elle a "Gilbert" tatoué entre ses omoplates. c'est dingue non ? Le tatouage d'accord pourquoi pas, mais pas dans le genre plaque d'immatriculation. Ça rappelle de mauvais souvenirs. Tant qu'à faire, on veut du style. Elle par exemple:




Je ne la connais pas. Une polonaise je crois. Je ne me souviens même plus de son petit nom. On a du échanger quelques mots, pas plus... Elle suivait un cours "Programmer dans un environnement client/serveur DOM-AJAX-PHP". Elle avait l'air plus douée que moi. Un jour j'ai remarqué son tatouage. J'ai mis l'Iphone sur silencieux, et hop, ni vu ni connu dans la boîte. Ce qui me plaît là-dedans, c'est l'écotone, l'effet de lisière suscité  par le tatouage qui relie doucement  deux milieux séparés et unis à la fois et vous guide d'une zone extime (le dos les reins) à une zone plus intime, privée... A part ça, j'aime aussi le format polaroïd SX 70. J'adorais ça dans les années 80...

jeudi 9 septembre 2010

Le violon d'Ingres



Voilà
hier dans la rue, j'ai aperçu une fille qui s'était fait tatouer les ouïes d'un violoncelle dans le dos. Un temps j'ai suivi ce vivant hommage au "Violon d'Ingres" la célèbre photo de Man Ray, car son tatouage, et surtout sa volonté de l'exhiber me fascinaient. Je me suis demandé quel genre de fille ça pouvait être, ce qu'elle avait en tête, quelle sexualité pouvait être la sienne, enfin des trucs comme ça qui m'ont occupé un moment. Et puis j'ai pensé aussi à cette plaisanterie que m'avait racontée un musicien  à propos du violoncelle : c'est le contraire du loto, c'est pas facile, c'est cher et ça rapporte rien. Pour finir j'ai dépassé la fille. Elle était plus intéressante de dos. Par contre son copain m'a semblé assez joli garçon....

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