Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
mercredi 24 septembre 2025
Se coucher tranquille
mardi 29 juillet 2025
Liste des étonnements (3)
Je m'étonne encore que périodiquement apparaissent dans la langue française des tics de langage qui ponctuent la communication orale de chevilles. Dans les années cinquante il y avait "n’est-ce pas" dont L-F Céline fit un fort usage dans ses interviews. Dans les années soixante-dix il y avait "je veux dire" qui revenait souvent et aussi "quelque part" . De nos jours les gens disent "voilà" au milieu des phrases à tout bout de champ. "De base" a la faveur des jeunes. A quoi sert ce bruit de la parole sans aucun contenu ?
Je m'étonne encore de l'inconséquence du présomptueux de la République qui a déclenché une crise institutionnelle, qui a déclaré pendant la campagne des législatives que la guerre civile était à nos portes, qui ensuite s'est félicité de l'enthousiasme et de l'unité des français aux J.O. et qui aujourd'hui, un an après continue de faire le malin et de donner des leçons à tout le monde, et continue de considérer qu'il n'est responsable de rien et que les citoyens de ce pays sont une majorité de crétins qui ne le comprennent pas. Il est en outre persuadé d'avoir été choisi alors que la plupart des gens ont voté non pour lui mais contre son adversaire
Je m'étonne du degré de sagesse nécessaire pour vivre sur l’île d’Agashima au Japon. Il faut être philosophe ou croire très fort en la providence.
Je
m’étonne que dans un journal pour CSP+ on puisse écrire "étoile
universelle du cinéma français "à propos d’un acteur décédé. Étoile
universelle ça ne veut rien dire…
Je m’étonne encore de ce moment de suspension de douceur qui fut celui des jeux olympiques de Paris. C'était une sorte de récréation. Les transports publics fonctionnaient, il n'y avait plus d'incidents voyageur, les policiers étaient courtois, les étrangers bien accueillis. La population considérablement rajeunie.
Je m’étonne de certaines coïncidences: alors que les jeux olympiques se terminaient sur l'épreuve du marathon, la ville grecque du même nom était évacuée parce que l’incendie gagnait ses abords. De même que la prochaine ville olympique est Los Angeles autour de laquelle chaque été se propagent de terribles incendies
Je m’étonne de lire dans le très sérieux journal "Le Monde" daté du 30 octobre 2024 que le jours où l’on a le plus de probabilités de mourir est en général celui de son anniversaire ou le 3 janvier.
Je m’étonne que des gens fortunés dépensent beaucoup d’argent pour envisager d'aller vivre sur Mars au lieu de dépenser leur fortune pour préserver une planète encore viable ici-bas
Je m’étonne qu’un peuple qui a subi un génocide majeur devienne à son tour génocidaire.
Je suis étonné de l’apparition de cette expressions qui n’existait pas il y a trois ans dans le grand public comme "goutte froide" qui décrit un phénomène autrefois exceptionnel et qui tend désormais à se reproduire fréquemment. Cela désigne en météorologie un volume limité d’air froid représenté, sur une carte météorologique, entouré d'isothermes fermées. C'est ce qui a créé des pluies diluviennes et catastrophiques dans la région de Valence en Espagne.
je m'étonne de ma tendance de plus fréquente à fuir les bulletin d’actualités, les nouvelles à la radio ou à la télévision. Je sens bien que le chaos gagne partout, mais je n'ai plus le courage d'entendre cela et je fais l'autruche pour me préserver
je m'étonne que le rêve américain se soit en si peu de décennies transformé en cauchemar.
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lundi 12 mai 2025
Les temps sont flous
vendredi 14 mars 2025
Proposition 5.6
dimanche 19 janvier 2025
Pêle-mêle avec miroir
dimanche 4 août 2024
Pêle-mêle avec flamme olympique
mercredi 24 juillet 2024
Complexité
mardi 18 juin 2024
Quel est l'objet de l'Art ?
Quelle fée a tissé ce voile ? Fut-ce par malice ou par amitié ? Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu’elles ont à nos besoins. Vivre consiste à agir. Vivre, c’est n’accepter des objets que l’impression utile pour y répondre par des réactions appropriées : les autres impressions doivent s’obscurcir ou ne nous arriver que confusément. Je regarde et je crois voir, j’écoute et je crois entendre, je m’étudie et je crois lire dans le fond de mon cœur. Mais ce que je vois et ce que j’entends du monde extérieur, c’est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite ; ce que je connais de moi-même, c’est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l’action. Mes sens et ma conscience ne me livrent donc de la réalité qu’une simplification pratique. Dans la vision qu’ils me donnent des choses et de moi-même, les différences inutiles à l’homme sont effacées, les ressemblances utiles à l’homme sont accentuées, des routes me sont tracées à l’avance où mon action s’engagera. Ces routes sont celles où l’humanité entière a passé avant moi. Les choses ont été classées en vue du parti que j’en pourrai tirer. Et c’est cette classification que j’aperçois, beaucoup plus que la couleur et la forme des choses.”
“Quand nous éprouvons de l'amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d'absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais le plus souvent, nous n'apercevons de notre état d'âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu'il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe. Nous nous mouvons parmi des généralités et des symboles, comme en un champ clos où notre force se mesure utilement avec d'autres forces ; et fascinés par l'action, attirés par elle, pour notre plus grand bien, sur le terrain qu'elle s'est choisi, nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes. Mais de loin en loin, par distraction, la nature suscite des âmes plus détachées de la vie. Je ne parle pas de ce détachement voulu, raisonné, systématique, qui est œuvre de réflexion et de philosophie. Je parle d'un détachement naturel, inné à la structure du sens ou de la conscience, et qui se manifeste tout de suite par une manière virginale, en quelque sorte, de voir, d'entendre ou de penser. Si ce détachement était complet, si l'âme n'adhérait plus à l'action par aucune de ses perceptions, elle serait l'âme d'un artiste comme le monde n'en a point vu encore.”
Henri Bergson, in "Le Rire"
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vendredi 27 octobre 2023
Un lien surprenant
mercredi 25 octobre 2023
En écoutant la radio
mercredi 27 septembre 2023
J'habite les brouillards
| Musée d'Art Moderne, Septembre 2023 |
samedi 8 avril 2023
Empicassés
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Voilà, je m'étonne que l'espèce humaine, plutôt que d'affronter les défis écologiques qui s'imposent à elle, préfère s...
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Voilà dans l'œil mort du civil gisant à terre, frémissaient encore les mirages d'un autre monde. Des insectes aux ailes f...
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Voilà, je ne me lasse pas des quais de Paris. j'aime m'y promener à toute heure. Là c'était le soir, il n’y a pas si longtemps, ...
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Voilà Ça me revient, j'ai été un des derniers lecteurs du journal "Combat" qui a disparu en Aout 1974. Il eut un éphémère hé...
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Voilà, sur les quais de Seine la lumière est belle aux alentours de huit heures, et la chaleur, encore supportable pour peu qu'on se...



