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vendredi 22 août 2025

Silience


  
Voilà,
dans son dictionnaire des obscure sorrows
 John Koenig désigne sous le terme de silience
l'art caché autour de soi

vendredi 2 août 2024

L'âme humaine

 
 
Voilà,
"l’âme humaine est un asile de fous peuplé de caricatures. Si une âme pouvait se révéler dans toute sa vérité, et si il n’existait pas une pudeur plus profonde que toutes les hontes connues et étiquetées – elle serait, comme on le dit de la vérité, un puits, mais un puits lugubre hanté de bruit vague, peuplé de vies ignobles de viscosités sans vie, larves dépourvues d’être, bave de notre subjectivité". Pessoa "Le livre de l’intranquillité " - 242

lundi 11 mars 2024

Là dans le monde

 

Voilà,
c'est là dans le monde ça pourrait aussi bien ne pas être c'est insignifiant juste un détail mais ça s'introduit impératif et indiscutable dans le regard ça exige son cadre, sa représentation, sans raison ni explication. L'œil saisit, et dans un même temps le cerveau décrète que c'est bon ça mérite d’être révélé et transmis.
C'est aujourd'hui devenu une banalité de rappeler que, quels que soient la nature et le support d'une représentation, le point de vue du regardeur joue un rôle crucial dans sa signification et son impact. La même image, par exemple, peut être interprétée d'innombrables façons en fonction des expériences, des croyances et des émotions de quiconque la regarde L'intention de l'auteur n'est qu'une pièce du puzzle - l'interprétation du spectateur complète en quelque sorte "l'œuvre". Cette relation dynamique établit une conversation entre le sujet, l'auteur et le spectateur, ajoutant une couche de complexité.
En outre, l'évolution de la société et de notre culture modifient notre point de vue sur le monde. Des réalisations faites il y a plusieurs dizaines d'années, peuvent prendre une nouvelle signification à mesure que notre perception de l'esthétique se transforme. Le regard n'est pas seulement une expérience momentanée, mais le reflet de l'évolution des valeurs de la société à laquelle nous appartenons.
Ainsi Au cours du XXe siècle, avec l'avènement de la société de consommation et de l'industrialisation, les artistes ont commencé à intégrer non seulement des objets du quotidien, mais aussi des déchets, dans leurs œuvres. Il faut y voir la conséquence d'une évolution logique de la conception de l'art et de son rôle dans la société. Le premier sans doute à utiliser des choses, cassées, becs de gaz, fils de fers entortillés, bouts de ficelle, pages de journaux collées, morceaux de chaises d’osier, poignées de portes, fragments de tôle tordus, morceaux de bois repeints et assemblés sous forme de sculptures ou de bas-relief fut bien évidemment Picasso au début du XXe siècle. Puis avec les ready-made Marcel Duchamp, en présentant des objets manufacturés comme des œuvres d'art, a au début du vingtième siècle, remis en question les définitions traditionnelles de l'art et son rôle dans la société. 
Après la Seconde Guerre mondiale, avec l'émergence du mouvement Arte Povera en Italie, les déchets et les matériaux non conventionnels ont commencé à être utilisés de manière plus systématique. Les artistes de ce mouvement, comme Michelangelo Pistoletto et Jannis Kounellis, utilisaient des matériaux pauvres et humbles, souvent récupérés, pour créer leurs œuvres. Cette démarche était une réaction à l'industrialisation croissante et à la commercialisation de l'art, et visait à réaffirmer la valeur intrinsèque des matériaux et la capacité de l'art à transcender les frontières entre la vie et l'art.
Dans les années 1960 et 1970, le mouvement Fluxus et les artistes du Nouveau Réalisme, comme Daniel Spoerri ou Arman, ont continué à explorer l'utilisation des déchets dans l'art. Ils attribuaient aux objets jetés un fort potentiel esthétique et conceptuel. S’ils utilisaient souvent dans leurs œuvres des déchets industriels ou des objets du quotidien  c’était aussi pour implicitement critiquer la société de consommation et l'obsolescence programmée.
Il est probable que ma sensibilité aux images déchirées — au point d'y consacrer un libellé dans ce blog —  doit beaucoup au travaux de  Raymond Hains et Jacques Villéglé qui dans les années 1950 et 1960,  ont commencé à utiliser des affiches arrachées ou déchirées par le vent la pluie ou les passants comme matériau pour leurs œuvres. En récupérant ces fragments d'affiches, en les arrachant de leur contexte publicitaire pour les exposer dans des galeries Hains et Villeglé ont transformé des déchets urbains en œuvres d'art. Par là même, ils ont questionné la fonction et la valeur des images dans la société de consommation.
En outre, utilisant des affiches politiques ou publicitaires, lacérant puis réassemblant ces images, ces artistes ont créé de nouvelles significations et ont encouragé les spectateurs à remettre en question les messages véhiculés par les médias, mais aussi à trouver de la beauté dans ce qui ne suscite ordinairement que l'indifférence des passants.

vendredi 22 décembre 2023

Leaders


Voilà
j'ai déjà évoqué mon goût pour les affiches lacérées, pour tout ce qui relève de la trace, du déchet, pour ce qui s'altère se dégrade et menace de disparaître. Pour ces accidents graphiques que peut nous offrir la réalité, pour ces choses ténues qui apparaissent parfois, et m'émeuvent à un point que je ne m'explique pas. Il arrive oui, qu'une fêlure dans un mur ou de la rouille sur une benne rappellent la précarité de notre condition, et que tout comme ce que nous fabriquons nous aussi sommes aussi appelés à disparaître. 
Cela illustre aussi la façon dont notre cerveau fonctionne
Il y a souvent une dimension accidentelle dans la photo. Soit, on se retrouve ici ou là par hasard, et quelque chose que l'on désire retenir, sans trop savoir exactement pourquoi, passe dans le regard. Soit on s'attarde et l'on guette pour saisir l'heureux hasard qui peut ne pas advenir. En retenant ces menus détails, à défaut d'agir sur le monde, on l'honore cependant. C'est la solution médiane entre l'agir et la contemplation.
Ces deux photos ont été prises sur des murs d'Alger en 1983. Je ne me souviens plus qui était la personne sur la photo de gauche. Un politicien local sans doute. Sur celle de droite, c'est l'ancien président Chadli Bendjedid

jeudi 13 avril 2023

De vieilles affiches lacérées


Voilà,
en septembre 1983 — je suis certain de la date car sur la planche contact se trouvent des photos de l'enterrement de Tino Rossi — j'ai réalisé une série à partir d'affiches lacérées que les murs et les palissades de Paris offraient au regard des passants. Bien sûr ma fascination pour le travail de Raymond Hains et de Jacques Villéglé dans les années soixante y était pour quelque chose. 
Curieusement, à l'époque où je réalisais ces images d'arrachages, je passais aussi beaucoup de temps à la maison à concevoir avec le plus grand soin au moyen de papiers et de ciseaux, des collages dont l'objet était la reconstitution de réalités imaginaires
Ces images vieilles de quarante ans, traces d'un monde qui ne signifie rien pour ma fille, convoquent de vagues souvenirs. Mais surtout je continue à leur trouver un certain charme. A moins qu'il ne s'agisse plus simplement que de l'émotion ressentie devant les tentatives du jeune homme que j'étais alors.
J'étais déjà séduit par la décrépitude, les ruines, l'effacement. Pour rentrer chez moi, je passais par un quartier en mutation dont on abattait tous les vieux immeubles pour en bâtir de nouveaux. J’ai fini par habiter dans l’un d’entre eux quelques années plus tard. Et j’ai continué de photographier si bien que je dispose à présent de nombreuses images de ces transformations urbaines que je n'ai pourtant jamais publiées sur ce blog. Il faudrait que je le fasse peut-être un jour, en mettant en contrepoint le bâti d'aujourd'hui.

lundi 16 août 2021

Étrange Aveu

 
Voilà,
ce curieux passage dans "La Transversale" le recueil de mémoires d'Alain Gheerbrant, que j'avais acheté au bouquiniste de la place Saint Didier à Avignon, juste entre l'église où a été baptisé Olivier Messiaen et le théâtre Barretta où nous jouions l'adaptation du livre de Ruwen Ogien "De l'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine". Gheerbrant, dont j'avais gardé un souvenir ému de sa relation de voyage "Orenoque Amazone", se livre à cet étrange et sidérant aveu : "Mais revenons dix ans plus tôt au café des assassins. À quelque maison de là une femme surgit de de l'ombre, silencieuse sur ses pieds nus, et me prit par la main. Je la laissais faire. Elle m'emmena au fond d'un couloir d'une cour obscure, dans une petite chambre meublée d'un lit de fer, d'une paillasse, d'un broc et d'une cuvette. Je cherchais dans mes poches quelque argent à lui donner. Et comme j'avais fait arrêt dans plusieurs bistrots, payant souvent la tournée, je m'aperçus qu'il ne me restait pas un sou. Je le lui dis. Elle me tourna le dos sans répondre et disparut, me laissant assis sur le lit. Mon regard errant remarqua sur le sol de terre battue quelques préservatifs usagés. J'en ramassai un et l'enfilai. Et cette soudaine intimité avec les restes de sperme d'un inconnu suffit à me faire éjaculer. Les transgressions auxquelles peut entraîner le désir ouvrent des fentes vers le ciel hors du sordide." (P82). 
Toutefois la dernière phrase de ce passage me paraît pour le moins contestable.

lundi 14 mai 2018

La Beauté est là


Voilà,
quoi qu'il en soit, là Beauté est là. Il suffit de lever les yeux, de regarder le ciel, les nuages, un coucher de soleil pour savoir qu'elle existe. Le riche et le pauvre, l'inculte et le lettré peuvent s'en émouvoir en même temps, il partagent le même ciel. C'est du reste la seule chose qu'ils ont en commun. La beauté et dans le tronc d'un arbre dans un graffiti parfois, un beau poème, une affiche lacérée.
Pour peu qu'on soit à même de la reconnaître ou de la susciter, ainsi permet-elle au moins d'apaiser cet insidieux tourment qui nous ronge une fois admis le constat que l'absurdité est au principe de notre appartenance. 
Ce que je cherche à montrer est précisément ce qui ne se voit pas, ce qui échappe à l'attention. Je tente de me rapprocher de l'invisible ou de l'inaperçu. Pour ma part, je ne crois pas à ce proverbe qui affirme que le diable est dans les détails, puisque souvent ce sont les anges qui attirent vers eux notre regard, quand ils ne s'y cachent pas. Mais bon je crois l'avoir déjà écrit. Ne serais-je pas en train de sérieusement radoter là ?
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lundi 5 février 2018

Picture / Image / Question

affiche lacérée

Voilà, 
"La picture est un objet matériel, une chose que vous pouvez brûler ou abîmer. L’image est ce qui apparaît dans une picture et qui survit à sa destruction – dans la mémoire, dans les récits, dans des copies et des traces dans d’autres médias" écrit  W.J.T Mitchell dans son ouvrage "Iconologie".
Pour ma part — bien que personne ne me demande mon avis, et que je ne possède aucune relation à l'académie française — je ne m'opposerais pas à l'introduction dans le vocabulaire français de ce vocable à l'étymologie latine qui permet d'ajouter un peu de nuance dans notre langue. Cependant,  une question demeure : qu'en est-il d'une picture représentant une picture abîmée ? Constitue-t-elle déjà une image ?
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jeudi 8 juin 2017

Élections



Voilà,
je remercie le petit plaisantin qui s'est amusé sur les panneaux électoraux de la rue Saint-André-des-Arts, il a été très inspiré.
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dimanche 7 mai 2017

Le nouveau Président


Voilà,
le nouveau président a ce qu'on appelle paraît-il "les dents du bonheur".
Qu'il en profite car c'est maintenant que soucis et problèmes vont s'accumuler.
Je lui souhaite de ne pas manquer de courage ni de discernement. 
Il a désiré ardemment être là.
J'espère qu'il n'aura pas été trop présomptueux.
C'est la première fois en tous cas que le Président français parle mieux anglais que celui des Etats-Unis 
et qu'il est plus jeune que moi


près du palais des sports de Paris Bercy où se tient le championnat du monde de hockey sur glace
j'ai vu aujourd'hui quelqu'un qui buvait à la santé de la France
(qui en effet n'est pas très en forme, même si on a évité le pire)

mardi 22 décembre 2015

Une étrange coïncidence


Voilà,
je connais une femme qui immédiatement après la mort de sa mère a rompu une longue liaison pour se mettre en ménage avec un homme qui réunissait deux traits distinctifs de ses parents à elle. En effet l'homme portait le même prénom épicène que cette mère et son jour anniversaire coïncidait avec celui de son père. J'ignore si c'était de sa part un choix conscient ou une coïncidence et je n'ai d'ailleurs jamais osé le lui demander.

mercredi 28 octobre 2015

Le Désordre



Voilà,
j'écris à contrelieu, à contretemps. L'image je l'ai faite dans le métro à la station République je crois, le mercredi soir de la semaine dernière. J'ai alors trouvé ce déchirage hasardeux tout à fait intéressant. J'étais dans un drôle d'état. Dans une certaine confusion. Depuis quelques semaines le monde m'apparaît lointain. Je fais pourtant presque les mêmes choses qu'auparavant. De l'extérieur je n'ai pas particulièrement changé. Il ne m'est rien arrivé d'extraordinaire. Mais tout à coup un soir je me suis senti démuni, sans raison d'être, désynchronisé, bancal. Comme si je n'avais vraiment plus ma place au monde. J'avais déjà ressenti des choses plus ou moins semblables dans ma vie, mais jamais comme ça. À l'heure qu'il est, très enrhumé, je me demande ce que je fais à l'endroit où je me trouve. Je traîne dans une ville étrangère hanté par le souvenirs d'autres déambulations en d'autres compagnies. Des paysages nouveaux apparaissent sans que je sois tout à fait en mesure de les apprécier. Je prends peu de photos. La nuit je pleure tout seul dans une chambre d'enfant. 

mercredi 21 octobre 2015

Une brève histoire du Comment et du Pourquoi


Voilà,
depuis quelques semaines je ne sais plus comment me débrouiller des mots, des images, ensemble et séparément. Comme si cette entreprise était devenue un piège que je me suis tendu à moi-même.  Voulant me rassembler je me suis encore plus éparpillé. Bah oui. Était-il judicieux d'écrire certaines choses de tenter certaines formes au risque d'être mécompris, mal interprété ? Je n'ai pas toujours su trouver la juste distance entre ce que je me proposais d'écrire ou de montrer et certains événements, certaines circonstances. En fait les mots eussent-ils été prononcés de ma bouche, énoncés par ma voix, la réception en aurait été différente, atténuée et sûrement plus conforme à mes intentions. C'est la voix, la présence qui crée l'exacte mesure du propos. Parfois aussi j'ai cédé à la nécessité de m'exprimer, indifférent à qui pouvait me lire. Juste pour tenir certains monstres à l'écart. Mais agir ainsi en faisait naître d'autres, cependant que ne rien faire m'aurait, inévitablement, condamné à être dévoré par ceux qui existaient déjà. J'essaie depuis des années de les apprivoiser mais je sens bien maintenant qu'ils se font de plus en plus nombreux et menaçants. "Tes simagrées, tes misérables clowneries ne nous amusent plus" semblent-t-il me dire "trouve autre chose à présent". Je comprends, mais il est tout de même bien tard pour m'essayer à la musique. Ce qui est pénible dans cette affaire c'est que je les distingue à peine. Leur présence a quelque chose de très fantômatique. Peut-être au fond ne sont ils pas si redoutables que cela et que la peur que j'en ai ne tient qu'à l'idée que je m'en fais. "Change ! Change ! Distrais nous encore ! Mais autrement ! autrement !" murmurent-ils dans leur étrange langue que je comprends néanmoins parfaitement (ça donne à peu près "Tak ĝţů zĵaï øxflų ouj stőŋdt, króź Tount") Oui, après tout il est possible que je ne m'adresse qu'à eux, qu'ils soient mes seuls vrais spectateurs, mes seuls partenaires et moi toujours l'enfant solitaire qui s'invente des histoires et des jeux pour se retrancher du monde qu'il ne comprend pas. À moins que je ne sois moi-même tous ces monstres et qu'une muette et secrète injonction ne me contraigne à traduire ce que je crois comprendre d'eux, l'injonction se révélant alors la forme la plus accomplie de la monstruosité.

dimanche 21 juin 2015

Malgré tout, par bribes


Voilà,
les rêves de la nuit qui se dissipent confusément quand la fétide odeur d'haleine persiste au petit matin,
les poèmes imaginés, simplement imaginés qui se sont oubliés dans la paresse ou la procrastination, ou bien qu'on a laissé s'ensevelir sous le poids des jours saturés de trop mesquines tâches,
les dessins qui ne sont pas apparus parce que la main était trop malhabile,
les histoires les événements qu'il semblait alors si nécessaires de relater, (mais les mots venaient toujours à manquer),
bref le souvenir de tout ce qui au bord du possible s'est perdu ou ne s'est pas accompli
parfois ressurgit au détour d'un couloir ou sur un quai de gare, comme si, dans les déchirures dont les murs du quotidien gardent les traces comme autant de blessures et de cicatrices,
ce qui n'avait pu se dire se donnait à voir, malgré tout, par bribes.

lundi 14 juillet 2014

Il pleuvait ce jour là


Voilà,
aujourd'hui, si je devais être une image, je crois que c'est à cela que je ressemblerais. Je l'ai prise il y a deux ans, le 14 juillet 2012, c'était à Vincennes, un samedi ou un dimanche. Il serait facile de vérifier. J'étais allé voir un concert de jazz gratuit au parc floral de Vincennes. Mais c'était nul, et en plus il s'était de nouveau mis à pleuvoir. Une de ces pluie longue et ininterrompue. Je crois me souvenir d'une météo particulièrement pourrie ce printemps et cet été là. Vérifions : je confirme. Du coup, avec Ariane L. que j'avais retrouvée là-bas et que me semble-t-il je n'ai pas revue depuis, on est allé dans l'un des chalets-buvette du parc prendre un verre On a bavardé. Une de ces conversations faussement enjouée où l'on tourne autour du pot sans vraiment se dire les choses. 

samedi 14 juin 2014

Tout fait signe rien ne fait sens


Voilà,
ces visages effacés, ces bouts de corps, ces inscriptions vouées à disparaître sous d'autres images, ces agencements hasardeux de traces de fragments, ne sont pas simplement pour moi des constructions graphiques, non,  ils me racontent aussi quelque chose de ce monde, de la misère de ce monde où rien n'est pérenne, où un slogan chasse l'autre, où  comme disait Baudrillard "tout fait signe et rien ne fait sens". Ces compositions éphémères et aléatoires rappellent aussi que nos fragiles existences sont pour la plupart à l'image de ces bribes. Du monde on ne perçoit que des éclats. On ne retient que des bouts, et c'est en lambeaux déjà qu'on s'obstine à y durer dans le vain espoir d'en comprendre quelque chose.

samedi 5 avril 2014

Explorez vos limites


Voilà,
c'était un beau programme et bien sûr que j'en avais envie, mais même la réalité me semblait inaccessible
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dimanche 30 mars 2014

L'Énigme


Voilà,
je n'ai pas de mots pour cette image, pourtant elle me raconte quelque chose 
oui mais quelque chose qui m'échappe
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