Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
mercredi 7 octobre 2026
La Joie
mardi 22 septembre 2026
Ce matin c'est l'automne
A dire ces mots
Je me sens vieillir.
mardi 4 août 2026
Ce qui me gomme
me dévore la moelle me grignote et me mastique
Comme un arc électrique
ce qui me cherche autant que je le cherche
ce qui me défie, m’épuise, me hante
ce qui, toujours, m’échappe.
ce qui tourne
Ce qui ne court pas mais hurle fond
Ce qui moi plus moi mais éclat poussière
arraché
mercredi 6 mai 2026
Pas trop tard
je m’approche du bout je suis bien moins gaillard
qu’autrefois un peu bancal et ne vois plus bien
pour le yoga me dit-on ce n’est pas trop tard
shared with friday face off
mercredi 18 mars 2026
Jocondoclaste
jeudi 5 février 2026
Psycho the rapist
samedi 24 janvier 2026
Omission
Une représentation bourgeoise du travail artistique en somme.
La matérialité du théâtre, elle, reste abstraite. Peu de planches. Peu de corps. Une seule scène de répétition, chichement offerte. Puis arrive le moment où la femme de Shakespeare assiste à la première représentation d'Hamlet dont elle ne sait rien. Cela occupe les dernière vingt minutes du film. On y montre surtout le premier acte ou Hamlet rencontre le spectre de son père joué par Shakespeare. Puis le duel de l'acte V qui révèle la vérité et à l’issue duquel les principaux protagonistes de l’histoire meurent.
Même si les acteurs sont britanniques, le film est une production américaine. Cela s’entend. Malgré quelques belles scènes, le pathos déborde. La musique souligne, insiste là où il faudrait laisser respirer. C'est en outre une production d’un pays qui censure ses archives, réécrit l'histoire, et bannit des milliers de livres de ses bibliothèques. Une question s’insinue alors. Est-ce parce que les rôles féminins étaient à l’époque élisabethaine, tenus par des hommes qu’on ne les montre pas ? Cela pourrait-il offenser aujourd'hui les femmes que leurs rôles soient joués par des hommes ? Ou bien, si l'on l'on respectait strictement la réalité historique n'y aurait-il pas un risque à montrer — ce qui pourrait être préjudiciable à l'exploitation du film — des travestis à l'écran ? Dans ce pays puritain qui, en toute connaissance de cause, a pourtant porté au pouvoir un prédateur sexuel et pédophile notoire, la question du genre est devenue si politique, si inflammable, que la représentation historique elle-même semble devoir être effacée. Comme si l’on préférait l’omission au trouble et à la vraisemblance.
lundi 29 septembre 2025
Camembert le petit menteur
On crie au sacrilège ! "On veut punir la réussite", "assassiner l’économie", "exiler les talents" ou "attaquer la liberté " — ils en perdraient presque leur latin, s’ils en avaient encore un souvenir. Leur morale tient sur un format de carte de visite : implacable avec le faible, servile avec les puissants. Et quand la justice cesse d’obéir à leurs préférences, ils s’indignent bruyamment, comme si le vrai scandale n’était pas la corruption, mais le fait d’y répondre. Quand il s’agit d’étrangler les minima sociaux, on parle de "responsabilité collective". Mais quand on effleure les portefeuilles millionnaires, c’est la fin du monde civilisé.
samedi 27 septembre 2025
Il y a peu de chance qu'on détrône le roi des cons
mardi 29 juillet 2025
Liste des étonnements (3)
Je m'étonne encore que périodiquement apparaissent dans la langue française des tics de langage qui ponctuent la communication orale de chevilles. Dans les années cinquante il y avait "n’est-ce pas" dont L-F Céline fit un fort usage dans ses interviews. Dans les années soixante-dix il y avait "je veux dire" qui revenait souvent et aussi "quelque part" . De nos jours les gens disent "voilà" au milieu des phrases à tout bout de champ. "De base" a la faveur des jeunes. A quoi sert ce bruit de la parole sans aucun contenu ?
Je m'étonne encore de l'inconséquence du présomptueux de la République qui a déclenché une crise institutionnelle, qui a déclaré pendant la campagne des législatives que la guerre civile était à nos portes, qui ensuite s'est félicité de l'enthousiasme et de l'unité des français aux J.O. et qui aujourd'hui, un an après continue de faire le malin et de donner des leçons à tout le monde, et continue de considérer qu'il n'est responsable de rien et que les citoyens de ce pays sont une majorité de crétins qui ne le comprennent pas. Il est en outre persuadé d'avoir été choisi alors que la plupart des gens ont voté non pour lui mais contre son adversaire
Je m'étonne du degré de sagesse nécessaire pour vivre sur l’île d’Agashima au Japon. Il faut être philosophe ou croire très fort en la providence.
Je
m’étonne que dans un journal pour CSP+ on puisse écrire "étoile
universelle du cinéma français "à propos d’un acteur décédé. Étoile
universelle ça ne veut rien dire…
Je m’étonne encore de ce moment de suspension de douceur qui fut celui des jeux olympiques de Paris. C'était une sorte de récréation. Les transports publics fonctionnaient, il n'y avait plus d'incidents voyageur, les policiers étaient courtois, les étrangers bien accueillis. La population considérablement rajeunie.
Je m’étonne de certaines coïncidences: alors que les jeux olympiques se terminaient sur l'épreuve du marathon, la ville grecque du même nom était évacuée parce que l’incendie gagnait ses abords. De même que la prochaine ville olympique est Los Angeles autour de laquelle chaque été se propagent de terribles incendies
Je m’étonne de lire dans le très sérieux journal "Le Monde" daté du 30 octobre 2024 que le jours où l’on a le plus de probabilités de mourir est en général celui de son anniversaire ou le 3 janvier.
Je m’étonne que des gens fortunés dépensent beaucoup d’argent pour envisager d'aller vivre sur Mars au lieu de dépenser leur fortune pour préserver une planète encore viable ici-bas
Je m’étonne qu’un peuple qui a subi un génocide majeur devienne à son tour génocidaire.
Je suis étonné de l’apparition de cette expressions qui n’existait pas il y a trois ans dans le grand public comme "goutte froide" qui décrit un phénomène autrefois exceptionnel et qui tend désormais à se reproduire fréquemment. Cela désigne en météorologie un volume limité d’air froid représenté, sur une carte météorologique, entouré d'isothermes fermées. C'est ce qui a créé des pluies diluviennes et catastrophiques dans la région de Valence en Espagne.
je m'étonne de ma tendance de plus fréquente à fuir les bulletin d’actualités, les nouvelles à la radio ou à la télévision. Je sens bien que le chaos gagne partout, mais je n'ai plus le courage d'entendre cela et je fais l'autruche pour me préserver
je m'étonne que le rêve américain se soit en si peu de décennies transformé en cauchemar.
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mardi 11 février 2025
Le passé qui ne passe pas
vendredi 2 août 2024
L'âme humaine
vendredi 29 décembre 2023
Insomnies encore
vendredi 22 décembre 2023
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Voilà, confronté à cette absurde géométrie de lieux sans âmes, les mots qui viennent sont comme une poignée de cendre qu'éparpill...
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Voilà, je ne me lasse pas des quais de Paris. j'aime m'y promener à toute heure. Là c'était le soir, il n’y a pas si longtemps, ...











