Voilà,
"La seule attitude digne d'un homme supérieur, c'est de persister tenacement dans une activité qu'il sait inutile, respectant une discipline qu'il sait stérile, et s'en tenir à des normes de pensée, philosophique et métaphysique, dont l'importance lui apparaît totalement nulle". Sans
aucunement aspirer au statut d’homme supérieur – notion qui m’est
parfaitement étrangère – il me paraît parfois que poursuivre la
rédaction de ce blog s'apparente à ce que décrit Pessoa dans le fragment
89 du Livre de l'Intranquillité.
J'entretiens à l'égard de cette entreprise une attitude de plus en plus ambigüe. Lorsque je publie des textes comme celui-ci ou celui-là ou encore cet autre, je suis plutôt content. Je me dis que cela ressemble à ce à quoi j'aspirais lorsque j'ai commencé. Toutefois de plus en plus souvent, j'éprouve — comme je m'en suis déjà ouvert il y a quelques mois — une sorte de découragement mêlé de lassitude, raison sans doute pour laquelle ces derniers temps, je publie souvent d'anciens posts. Car ces exercices d'hygiène mentale me prennent de plus en plus de temps. Trop de pensées tohubohutent dans ma tête ; les mettre correctement en forme requiert une force et une énergie qui m’abandonnent. Je le déplore. Parfois j'ai envie de prendre congé mais une part de moi ne veut pas (ou est incapable) de lâcher l'affaire. C’est que je redoute de ne plus être physiquement en mesure d’écrire d’ici peu. Tout est si laborieux. Même sortir du lit le matin. Alors je m’accroche à l’idée qu’il faut persévérer.
Pourtant je diffère sans cesse la publication de certains posts déjà rédigés parce qu’ils me semblent inadéquats. Quoi qu’il en soit, tôt ou tard, il viendra bien le moment où je ne maîtriserai plus rien...
Là, présentement, au moment où je rédige ces quelques lignes, je voudrais juste en savoir un peu plus sur les mystères de la comète 3I/Atlas et sur les énigmes soulevées par les phénomènes qu'elle a manifestés depuis son apparition dans notre système solaire. J'ai lu quelques trucs troublants sur les réseaux à ce sujet, mais je n'ai pas assez de connaissances pour faire la part du vrai du faux et du plausible dans ce que je lis. J'espère que lorsque je serai devenu une abstraction, comme cette image, j'aurais accès aux réponses qui, au cours de mon existence, n'ont jamais rencontré leurs questions. Allez, un petit peu de Bach pour se calmer
I too feel like this at times and wonder if my thoughts matter. However, as I read you posts past and present I would miss you words and your art. Thank you for sharing with SITAR and have a very nice evening.
RépondreSupprimerGood-Christine cmlk79.blogspot.com
RépondreSupprimerRe-publishing is good--- Very few of your followers are been with you the whole time. And those who have, can't possibly have seen every single one. For example, I missed the "glove" from December. I'm concerned that current price of gas will make my feeling of isolation even worse. I believe Bach is a good idea.
RépondreSupprimerBeautiful very colorful photo.
RépondreSupprimerDo we write for ourselves, or for others? Does it matter if the enjoyment of doing is more important than the outcome? Do we learn to satisfy an itch of curiosity or to be knowledgeable? We are not static in body or thought. What's that line? “Perfection is the satin-lined casket of creativity and originality." Augusten Burroughs.
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