Voilà,
on rapporte que l'adage "Nul n'entre ici s'il n'est géomètre", aurait été gravé sur le fronton de l'Académie fondée à Athènes par Platon. Pour ce dernier la géométrie pas plus que les autres sciences mathématiques, n'était une fin en soi, mais seulement un préalable destiné à tester et développer la capacité d'abstraction de l'étudiant, c'est-à-dire son aptitude à dépasser le stade des sensations qui nous maintiennent dans l'ordre du visible et du monde matériel pour s'élever jusqu'au pur Intelligible. Et la géométrie, comme le montre l'expérience avec l'esclave dans le Ménon, peut aussi nous faire appréhender des "vérités" que l'on peut dire "transcendantes" puisqu'elles ne sont pas le produit de notre pensée, mais s'imposent à quiconque est doué de réflexion. Ainsi la géométrie nous inciterait-elle à réfléchir sur le fait que de telles vérités transcendantes peuvent aussi — que nous ayons ou pas le moyen de les démontrer — se révéler dans bien d'autres domaines. Pour ma part, je n'ai guère de don pour la géométrie, mais je sais "dans l'ordre du visible" la reconnaître. Qu'elle vienne ainsi à moi, je l'accepte sans déplaisir, mais avec avec une certaine suspicion, toutefois. La beauté et la rigueur de ces lignes rendent suspecte la moindre présence et déplacée toute forme d'humanité.
on rapporte que l'adage "Nul n'entre ici s'il n'est géomètre", aurait été gravé sur le fronton de l'Académie fondée à Athènes par Platon. Pour ce dernier la géométrie pas plus que les autres sciences mathématiques, n'était une fin en soi, mais seulement un préalable destiné à tester et développer la capacité d'abstraction de l'étudiant, c'est-à-dire son aptitude à dépasser le stade des sensations qui nous maintiennent dans l'ordre du visible et du monde matériel pour s'élever jusqu'au pur Intelligible. Et la géométrie, comme le montre l'expérience avec l'esclave dans le Ménon, peut aussi nous faire appréhender des "vérités" que l'on peut dire "transcendantes" puisqu'elles ne sont pas le produit de notre pensée, mais s'imposent à quiconque est doué de réflexion. Ainsi la géométrie nous inciterait-elle à réfléchir sur le fait que de telles vérités transcendantes peuvent aussi — que nous ayons ou pas le moyen de les démontrer — se révéler dans bien d'autres domaines. Pour ma part, je n'ai guère de don pour la géométrie, mais je sais "dans l'ordre du visible" la reconnaître. Qu'elle vienne ainsi à moi, je l'accepte sans déplaisir, mais avec avec une certaine suspicion, toutefois. La beauté et la rigueur de ces lignes rendent suspecte la moindre présence et déplacée toute forme d'humanité.
première publication 11/9/2012 à 11:01
cette photo est belle. Je ne sais pas si elle me réconcilie avec la géométrie (qui m'angoisserait plutôt). pour moi, cette photo met l'accent sur l'être humain perdu dans le décor... elle m'évoque la solitude.
RépondreSupprimera great 'geometric' photo....i think that thinking in "truths" through what is visible and provable can also help a person become more emotionally intelligent perhaps....
RépondreSupprimerThere is definitely geometry in this photo. Thanks for sharing it at AJJ.
RépondreSupprimerA beautiful photo, I love the hard and almost threatening lines and shadows whic still have their own beauty. Thanks so much for joining us at Art Journal Journey for my challenge. All the best, Valerie-Jael
RépondreSupprimerExcellent, mais je prefere la géometrie dans la natures. Bonnes fêtes à toi!
RépondreSupprimerBeautiful lines and lighting!
RépondreSupprimerBeautiful photograph and thoughtful writing! Never been one of my favourite subjects, but always on the look out for it with camera in hand!
RépondreSupprimer...multi layered image!
RépondreSupprimerle regard est aimanté par cet homme autour duquel l’espace s’organise, très beau
RépondreSupprimerExcellent composition!
RépondreSupprimerTruly remarkable, my friend. What a wonderful capture!
RépondreSupprimerThe light and shadows are wonderful, and the person provides scale.
RépondreSupprimerThis photo is a stunner!
RépondreSupprimerSuperbe! L’homme attire les lignes.
RépondreSupprimerMagnifique ...
RépondreSupprimerWow ! C'est magnifique ! C'était super de te revoir.
RépondreSupprimerSuperbe photo, c'est l'homme comme égaré au milieu du béton qui m'a fait penser au court roman magistral "Petits travaux pour un palais" de Lazló Krasznahorkai que tu connais sans doute.
RépondreSupprimerUn écrivain hongrois hors pair.