dimanche 2 août 2015

Dormir pour oublier (19)


Voilà,
parfois j'ai quelque scrupule à photographier les clochards, les sans-abri et tout ceux qui s'épavent sur les trottoirs. Mais Henri Cartier-Bresson en a fait de même après tout. Alors pourquoi s'interdire ce que les grands maîtres se sont autorisés. Celle-ci ne date pas d'hier. Je me souviens que c'était à la sortie du métro. Je regrette que la silhouette en arrière-plan ne soit pas plus au centre, mais il a fallu faire vite, quelqu'un entrait dans le champ par la droite et j'aurais perdu mon lecteur. Le regard est à la hauteur de celui d'un chien. Ça me plaît. D'ailleurs j'étais moi-même alors un chien. Errant et abandonné. Mais je n'en laissais rien paraître.

3 commentaires:

  1. i like the thought that what the masters did must be done too...

    RépondreSupprimer
  2. Me gusta la fotografía, estupenda composición, y
    como siempre un estupendo texto.

    Ángel

    RépondreSupprimer
  3. sad but true... nice picture. really EW

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires a été activée. Les commentaires ne seront publiés qu'après approbation de l'auteur de ce blog.