lundi 8 juillet 2019

L'Hommage de Pignon-Ernest à Pasolini


Voilà,
En ce moment se tient au Palais des Papes en Avignon, une rétrospective de l'œuvre d'Ernest Pignon-Ernest, qui est un des inventeurs du street-art (cela ne s'appelait alors pas encore comme cela) en France. Son principe est le suivant : il dessine dans son atelier un motif (souvent des personnages) et ensuite il colle son dessin dans les rues. Je me souviens d'un portrait d'Arthur Rimbaud en pied que l'on voyait dans le quatorzième arrondissement de Paris lors de la démolition du quartier Bobillot -Vercingétorix dans les années 70. Il doit me rester quelques photos de cette époque. Celle-ci représente le poète et cinéaste Pier-Paolo Pasolini qui fut assassiné sur une plage d'Ostie de façon particulièrement horrible (en fait sûrement un assassinat politique déguisé en crime crapuleux), portant lui-même son propre cadavre qui ressemble à celui du Christ descendu de la croix. Pignon-Ernest l'a collé dans les rues de Rome et de Naples. Cette photo est la copie d'une reproduction à l'échelle d'une photo prise dans une rue de Rome. (Linked with Monday murals)

12 commentaires:

  1. Very dramatic and sad too. Thanks for participating Kwarkito

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  2. Esthétique et création comme une aventure des limites de
    l'esthétisme le quotidien à la recherche de lieux inédits.
    Une merveilleuse proposition.
    Des câlins.

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  3. Élise a trouvé le mot juste. Je ne saurais mieux dire.
    Par ailleurs, j'étudie la possibilité de faire un saut jusqu'à Avignon afin d'assister à la pièce et de visiter l'expo EPE.

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  4. elle est saisissante cette photo avec ce collage !
    ça touche et ça remue....

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  5. Je ne suis pas trop au courant de l’art urbain mais aimerais bien voir cette exposition. Dimanche dernier à la télé ici à Nashville, il y avait un reportage sur JR et ses photos géantes qu’il expose sur les immeubles des grandes villes. Celles de Ellis Island à New York donnaient a penser, j’espère. Il avait utilisé les visages de syriens qu’il avait photographiés dans un camp de refugiés et avait échangé ces visages avec les visages d’émigrants aux US du 19 et 20ème siècle. Le National Park Service de Ellis Island ne s’en est pas aperçu !

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  6. Pasolini se définissait comme un "enragé": "Le révolutionnaire est toujours un enragé"(Il Giorno, juillet 1966)...Mais les histoires d'enragés "finissent mal en général.

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