samedi 20 octobre 2018

Réfugiés dormant la nuit Avenue Denfert Rochereau


Voilà,
"Depuis longtemps, je m’interroge sur l’efficacité des politiques qui depuis vingt ans prétendent gérer et contrôler les migrations, alors qu’on nous présente toujours les pays riches comme des territoires menacés par une invasion imminente. Comme si chaque nouveau dispositif de contrôle mis en place n’avait pour utilité que de révéler les failles et les lacunes des précédents, et pour finalité de justifier les suivants. L’agence européenne des frontières, Frontex, est l’illustration de ce paradoxe. En cinq ans, elle a vu son budget multiplié par quinze. C’est beaucoup, en période de crise ! On ne peut s’empêcher de penser que les murs, les grillages, les radars, et maintenant les drones dont se couvrent les frontières servent moins à empêcher les gens de passer qu’à générer des profits de tous ordres : financiers, mais aussi idéologiques et politiques." déclarait il y a quelques mois Claire Rodier directrice du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigré.e.s). Peu à peu nos paysages urbains changent, et nous ne pouvons faire autrement que de nous habituer à la cruelle obscénité de ce début de siècle. D'ailleurs il est vraisemblable que cela ne fera qu'empirer et que d'ici quelques années nous vivrons des temps de pogroms et de déportation comme ceux qui ont déjà cours en Italie vis-à-vis des réfugiés qui échouent aux portes de l'Europe. Et je crois vraiment que la majorité des gens ne s'en offusquera pas plus que lorsque l'on a déporté des juifs dans les années trente et quarante en Europe. Tous ces gouvernements populistes ne sont pas là par hasard, ils sont élus démocratiquement et ils répondent à une attente sinon à un désir. Comme le suggère, dans son essai "Le Mal qui vient", Pierre-Henri Castel "plus proche sera la fin, et plus passionnément l'humanité trouvera les sources d'excitation nécessaires à vivre dans des actions excessives, atroces, démentes". Et il est tout à fait raisonnable d'envisager, que nous soyons peut-être déjà dans ces temps de fin : Fin de l'Europe politique, dont la crise larvée du Brexit la fascisation de l'Italie, l'anéantissement progressif de la société grecque civile depuis plus de dix ans et la montée des populismes sont des symptômes évidents. Fin de la relative stabilité sociale que la prochaine crise du capitalisme basé sur la croissance ne manquera de mettre à bas. Fin des équilibres écologiques en raison de la prédation croissante de la nature liée aux activités industrielles qui caractérisent l'Anthropocène.
Pourtant, les gens continuent de faire la fête, de manger en terrasse (il fait si doux encore en cette fin d'octobre), parce qu'il faut bien se distraire, n'est-ce-pas ? ne pas trop se prendre la tête, sinon on ne vit plus. On essaie de se protéger de l'idée que le malheur pourrait nous atteindre, et l'on détourne le regard de ceux qui ont déjà l'expérience d'un monde qui s'effondre ; mais si l'on regarde ou que l'on veut montrer on se donne aussitôt l'impression d'être un voyeur malsain. Cette photo a été prise près de l'ancienne maternité Saint Vincent de Paul, actuellement en démolition. Le site maVocation.org nous rappelle que "Saint Vincent de Paul a profondément marqué de son empreinte la France du XVIIe siècle et que sa vie fut toute donnée au service de la charité et du salut des âmes des pauvres".

3 commentaires:

  1. Great street capture . But I am sad by looking this 😣😫. Keep commenting on my blog because I love your comments.

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  2. Meme theme que le triste scene qui est dans le liste aujoudoi a Colorful World. Un theme qui se replete dand tours les grandes villes du 21e siecle.

    best... mae at maefood.blogspot.com

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  3. You are so right Kwarkito, the situation is intolerable and will only get worse, impossible to ignore ✨

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