samedi 3 mars 2018

Collywobles


Voilà,
je ne sais plus trop quelle tournure donner à cette entreprise. Je veux dire ce blog, les mots les images ensemble. Il m'est arrivé quelquefois de me questionner sur ce projet amorcé dans un moment de malaise et de grande solitude quand tout ce que j'avais projeté, échafaudé, entrevu, s'écroulait et que sans vraiment oser me l'avouer, j'avais alors compris qu'une certaine affaire était définitivement pliée. Aujourd'hui, j'ai encore beaucoup d'images à montrer, mais je m'interroge sur ce qu'il faut dire, ce que je peux écrire, sur le comment des choses. Pourquoi le chemin vers les mots est-il si difficile ? J'ai une centaine d'articles qui brouillonnent encore, d'autres que j'ai programmés jusqu'à des dates lointaines, ce qui est à la fois absurde et présomptueux. Tout cela qui tient finalement plus du journal que d'autre chose, et qui n'a pas beaucoup d'unité ni de cohérence — mais sans doute est-ce à mon image —  se révèle parfois fort encombrant. C'est un peu une addiction qui me donne aussi peut-être l'illusion d'appartenir à une communauté. Mais je vois bien que je ne parviens pas à exprimer quelque chose de clair de lumineux, qui va dans le sens de la vie. Toujours les démons sont à l'affût. J'aimerais raconter de jolies histoires pleines de douceur et de poésie, évoquer la dernière gorgée de bière ou me réjouir d'un moment enchanteur. Mais la sérénité m'a depuis longtemps quitté. Et une certaine crainte ne me lâche plus. Collywobbles : l'anglais possède ce mot pour désigner les crampes à l'intestin liées à la peur et à l'angoisse. J'ai du mal à m'endormir, il n'est pas certain que mourir dans son sommeil soit aussi indolore qu'on le prétend. A part ça, j'ai vu cette information sur le net : notre président est toujours démangé par le prurit du théâtre. C'est comme ça quand tu vis avec ton ancienne prof de français et qu'elle t'a fait monter sur les planches. Qui sait ce qui peut arriver par la suite. Ça peut-être : un remake du cid avec Manu et Brigitte. Je ne peux pas m'empêcher de faire du mauvais esprit.

D'après une photo d'Agnès Varda

4 commentaires:

  1. I knew some polliwogs who had collywobbles... They were afraid of growing up and croaking. (I apologize) A very dramatic image!

    RépondreSupprimer
  2. Au jour le jour la vie est rarement "claire et lumineuse", tes écrits reflètent ce mélange de sentiments doux, amers ou révoltés qui hantent ta vie, nos vies.
    On peut aussi varier sur les blogs, ne mettre qu'une images sans mots ou le contraire...se déguiser comme Macron:-))

    RépondreSupprimer
  3. Imágenes siempre sugerentes, vanguardistas.
    Artículos magníficos, donde la dificultad y la
    ignorancia del idioma lo complica, el traductor
    de Google, la verdad que no ayuda mucho.
    Abrir este Blog, es entrar en un rincón de cultura
    literaria, gracias por tus trabajos, siempre
    sugerentes, siempre fascinantes, a pesar de las
    “traducciones” -Google- pero algo es algo.
    Saludos.

    RépondreSupprimer
  4. What's up Kwarkito? I think when we reach a certain age we all get the collywobbles! We think more seriously about everything, even dying! It can happen at anytime, any age.. c'est la vie oui! I think we are a kind of community, a blogging famille 😀 I hope all is well with you?

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires a été activée. Les commentaires ne seront publiés qu'après approbation de l'auteur de ce blog.