Voilà,
j'ai pris cette photo en février 2012, non loin de la section chinoise du troisième arrondissement, à l'angle de la rue Beaubourg et du passage des Ménétriers alors que l'on fêtait l'avènement de l'année du Dragon. D'ailleurs dans le reflet de la vitre on peut deviner la procession. L'attitude de cet homme assoupi — fatigue, accablement, découragement ou peut-être, en guise de défi, suprême indifférence à son propre sort — m'a ému.
Peu à peu le corps qui n'a plus été touché depuis si longtemps, devient un champ de bataille saccagé par trop de douleurs. La rue chaque jour plus hostile et confuse, n'offre d'autre répit qu'un porche crasseux ou un bout de trottoir. Face à l'incompréhension de ceux qui ne vous regardent même plus, accablé par la fatigue d'une perpétuelle errance, on sombre dans le sommeil. On vient à espérer qu'il nous fera glisser doucement vers la mort qui lui ressemble, et qui nous allègerait du poids de toute cette misère.
Qu'est il devenu celui qui faisait la manche avec si peu de conviction ?

As the Year of the Dragon flickered in the glass, the weary man at rue du Renard seemed to beg less for coins than for meaning.
RépondreSupprimerI can't imagine him lasting another 14 years in that life. If he is still around, I hope his life has become more meaningful.
RépondreSupprimerA sad Situation... we have some people here too, they are poor.
RépondreSupprimerTristesse
RépondreSupprimer...down on his luck?
RépondreSupprimerI like the empathy in your photograph, but it's sad indeed
RépondreSupprimerWell caught. Such a melancholy situation.
RépondreSupprimerThat's so sad. Life is unbeleivably hard for some people. Incomprehensible to most.
RépondreSupprimerC'est image très forte !
RépondreSupprimerA moi l'image donne l’impression que la vie de cet homme s’estompe comme le reflet flou dans la vitre derrière lui. Son corps est bien présent, lourd, ancré contre le béton froid, mais son regard semble ailleurs, presque effacé. Mais je crois que la photo a été prise à l’angle de la rue Rambuteau et de la rue Beaubourg, non ?
Tu as raison, je corrige. Merci
SupprimerThis is not a happy picture. This is a fellow who has a number of problems he can not solve.
RépondreSupprimerThe sad state of the world even today!
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