mercredi 30 septembre 2015

Le Vestiaire


Voilà,
l'Entreprise, partenaire de l'équipe de France de Rugby a trouvé bon, à l'occasion de la coupe du Monde qui se déroule en Angleterre d'orner une partie de son hall d'accueil d'une fresque en trompe-l'œil suggérant un vestiaire. Difficile ce matin-là de ne pas succomber à la tentation d'une image d'un cadre dans le cadre et d'un petit clin d'œil à Edward Hopper.

mardi 29 septembre 2015

Tandis que la direction traçait des plans


Voilà
"en fait, nous - sans doute parlé-je ici au nom de beaucoup d'autres - n'avons appris à nous connaître nous-mêmes qu'en reprenant, lettre par lettre, les instructions que nous donnait la Direction suprême, et nous avons découvert de la même façon que, sans la Direction, ni nos connaissances scolaires, ni notre entendement, n'auraient été suffisants pour nous permettre de remplir les modestes fonctions que nous occupions au sein du tout. Dans le bureau de la Direction - où se trouvait-il, qui l'occupait? Aucune des personnes que j'ai interrogées ne le savait -, dans ce bureau, toutes les pensées et tous les voeux humains tournaient dans un sens, et tous les objectifs et toutes les réalisations humaines tournaient dans l'autre". Mais tandis que la Direction traçait des plans, le reflet des mondes divins tombait par la fenêtre sur ses mains. (Franz Kafka)

lundi 28 septembre 2015

Deux visages


Voilà,
malgré tout, malgré les idées noires
 il m'est arrivé cette semaine d'apercevoir de la couleur sur les murs
(this post is linked to Monday Mural)

samedi 26 septembre 2015

La Péniche Rosa Bonheur


Voilà,
c'était en juillet dernier, un dimanche, je n'avais pas trop envie d'être à Paris. On s'était donnés rendez-vous là pour évoquer le tournage de la rentrée qui se ferait avec des moyens de fortune bien sûr. Tout cela me paraissait loin, improbable. Depuis quelque temps déjà, je vis au jour le jour, comme en sursis. Je n'arrive plus à me projeter dans le futur. C'est là que je me suis dis qu'il fallait que j'aille vraiment ailleurs sinon je deviendrais vraiment dingue. J'ai pris un avion dans un état de panique sans pareil pour me dépayser. Mais on voyage toujours avec soi. Des semaines on passé depuis cette photo des bords de Seine. Le projet a bel et bien été réalisé. J'ai traversé toute cette histoire en somnambule comme si au fond tout cela ne me concernait pas. Je leur ai laissé me prendre ce qu'ils voulaient. Je promenais le costume, la silhouette, puisque cela semblait leur faire plaisir. Après tout ne s'agissait-il pas de donner forme à une absence ? (The week-end in black and white

vendredi 25 septembre 2015

Le petit théâtre des opérations


Voilà,
hier matin, j'ai bricolé cette image avec des petits objets, des jouets de ma fille, devant des trucs que j'ai dessinés il y a quelques mois. C'est juste une tentative. J'ai improvisé ça sans vraiment m'en rendre compte. Il n'y avait pas d'intention préétablie. Le résultat m'a surpris. Comme c'est nouveau et différent de ce que j'ai coutume de faire, pour le moment je trouve ça intéressant. Peut-être que je changerai d'avis....

mercredi 23 septembre 2015

Variation sur "Le cri" (1)


Voilà,
encore une de ces images fabriquées cet été. Sinon peu de choses à dire. Les mots me désertent. Je m'assèche. Je suis juste content d'apprendre ce soir que "Delivrance" de John Boorman et "Tampopo" de Juzo Itami ressortent demain sur les écrans, et j'espère que je trouverai le temps de les revoir.

mardi 22 septembre 2015

Le Métier

 

Voilà, 
il y a des bouts de conversation qu'on entend parfois par hasard et qui réjouissent, comme par exemple : "ouais cocotte mais tu peux pas commencer juriste pouf pouf comme ça !". Sinon, l'ami Pierre qui sur ce blog a commenté quelques photos début Août, en a commencé un. C'est là. Je le recommande vivement, il raconte bien les histoires.

lundi 21 septembre 2015

En attendant le tram


Voilà,
sur le moment j'ai eu l'impression de faire une photo américaine. Cet homme tellement élégant, tellement classieux m'en rappelait d'autres vus sur des clichés des années cinquante ou soixante pris aux USA. D'ailleurs, à ce propos, il faudrait que je me préoccupe de trouver comment je vais m'habiller tout à l'heure pour faire le monsieur qui donne des trucs et astuces et doit répondre aux questions.

dimanche 20 septembre 2015

La Coupe du Monde de Rugby


Voilà,
elle a enfin commencé, la coupe du monde de Rugby, ce jeu viril où l'engagement est souvent rude, – ce qui n'empêche pas la tendresse parfois -–. La victoire, hier des "cherry blossoms" japonais contre les redoutables Springboks sud-africains est, par ailleurs, la meilleure chose qui soit arrivée depuis longtemps pour l'intérêt de ce jeu.

samedi 19 septembre 2015

Cache-Misère


Voilà,
on a fait une belle palissade en bois peint avec des dessins d'enfants

 

juste pour cacher la misère
à trois stations de tramway de la Basilique St Denis
à une station du Stade de France

(Partagé sur blackandwhiteweekend)

vendredi 18 septembre 2015

À votre place



Voilà,
"dites-moi, cela ne vous est il jamais arrivé ? Vous êtes couché dans la nuit, vous fixez le plafond dans le noir, paralysé de terreur et de douleur et soudain, quelque part à l'étage un enfant pleure, et pleure à votre place. Ne vous est il jamais arrivé qu'au théâtre, des hommes meurent, se battent et chantent à votre place ? Ne vous est il jamais arrivé de voir à l'horizon un oiseau qui vole à votre place, les ailes déployées, tranquille, heureux, disparaissant au loin pour ne jamais revenir ? N'avez vous jamais trouvé une route dont les pavés peuvent supporter précisément autant de pas qu'il vous en faut pour vous libérer de la douleur ?" (Milena Jesenskà)

jeudi 17 septembre 2015

Un peu d'anthropologie


Voilà,
"À Chuuk, archipel des îles Carolines, la perfection des lèvres vaginales dit-on fait la beauté d'une fille. A la nuit tombée, les garçons de cette petite île micronésienne se glissent en cachette, à l'intérieur de la maison des femmes endormies, et soulèvent leurs jupes afin de comparer leurs différents attributs. C'est un jeu auquel les filles se prêtent de bonne grâce en faisant semblant de dormir, car l'enjeu ‑ avec une demande en mariage à la clé ‑ est élevé. Les coutumes sexuelles maritales à Chuuk sont aussi centrées autour d'un autre détail anatomique féminin. Pratique bien connue dans tout te Pacifique Sud, le "marteau chuukais" consiste à frapper le pénis de l'homme contre le clitoris de la femme. Cette activité, parfois une fin en soi, permet aux polynésiennes d'atteindre ainsi l'orgasme". (Arte TV).

mercredi 16 septembre 2015

L'Oukaze


Voilà,
par surprise
le corps a dicté sa réponse :
cinglante et sans appel.

mardi 15 septembre 2015

Soudaine averse


Voilà,
tout à coup au milieu de la rue de Rivoli, sous les rafales de pluie, il a pensé au poème de Verlaine : lI pleure dans mon cœur /  Comme il pleut sur la ville / Quelle est cette langueur / Qui pénètre mon cœur ? etc... Bien sûr lui en connaissait la raison, il n'avait pas trop de questions à se poser, ou bien d'autres, inutiles. Comment avait-il pu à ce point manquer de clairvoyance ? Certains propos qu'il avait pu tenir, des choses qu'il avait écrites avaient-elles suscité des mécompréhensions ? Avait il transgressé une loi tacite informulée ? Quelque chose a un moment avait du lui échapper, un détail auquel il n'avait pas accordé assez d'importance peut-être. La pluie redoubla de violence, il se précipita sous les arcades pour y trouver un abri.

lundi 14 septembre 2015

De l'Offre et de la Demande


Voilà,
Rien à dire.
Pas les mots.
N'a pas su trouver les mots.
Les mots justes.
N'a pas su au moment où il le fallait.
Dire les choses comme il le fallait.
N'était pas l'homme de la situation.
Hagard, abasourdi cherche à refaire le chemin.
Se perd, hésite se cogne.
Ne reconnaît plus la place
N'a plus sa place.
Ne fait pas l'affaire
Congédié 
C'est ainsi
C'est comme ça 
C'est la loi du marché

dimanche 13 septembre 2015

Taxidermie


Voilà,
je me souviens très bien du cours de mes pensées lorsque je me suis arrêté devant cette vitrine. Je me faisais quelques injonctions à caractère plus ou moins philosophique essayant de me convaincre que je devais être à la fois détaché de moi et immensément relié au monde, en me donnant chaque commencement comme une fin en soi, qu'il fallait "s'efforcer de s'estranger" comme le disait je crois le si nostalgique Du Bellay, mais bon, je me suis laissé distraire par tous ces rats dans leur vitrine, figés en une sorte d'immobile chorégraphie, et je suis revenu à ma vieille manie j'ai pris la photo. Ce matin je l'ai mise en ligne pour The Weekend in Black and White.  Et puis j'ai décidé qu'aujourd'hui serait un jour de jeûne.

samedi 12 septembre 2015

Un Revenant


Voilà,
tout à coup elle le reconnaît. À des milliers de kilomètres de l'endroit où pour son malheur elle l'a croisé une seule et unique fois, de nouveau il fait irruption dans sa vie. Elle ne s'y attendait pas, elle n'était pas préparée à cela. Son ventre brûle. Elle voudrait crier elle voudrait vomir. Et c'est tout le paysage qui soudain chavire dans la lumière.

vendredi 11 septembre 2015

Autoportrait en vert


Voilà,
il ne faut surtout pas que j'oublie de prendre mes médicaments.
(Ah tiens, c'est le 11 Septembre !)

jeudi 10 septembre 2015

Du sale du brut et du sauvage


Voilà,
ces deux derniers mois ont été occupés à différentes tentatives formelles qui pour la plupart n'ont pas été mises en ligne. Des esquisses et des ébauches pour me désennuyer du réel, pour fuir ses représentations en les transformant, comme je l'ai, à chaque fois avec des moyens différents, souvent fait en utilisant les outils de l'époque, xérographies et cibachromes par exemple dans les années 80, puis ensuite infographie. Je cherche une autres façon de produire des images digitales. Plus brute, plus sauvage plus irrationnelle. Une nécessité ces temps-ci. Je supporte de moins en moins ce qui est normé, ce qui s'attache à la règle, ce qui relève de la loi. Le "bon goût" m'ennuie. Bien sûr, souvent j'aimerais révéler des images plus harmonieuses plus belles plus paisibles. Vivrais-je en pleine nature, sans doute alors me tournerais-je vers les fleurs les sous-bois et les paysages, comme je l'ai fait lors de mon bref passage à Madère, ou comme hier avec la photo du cottage. Mais je vis en France, un pays qui peu à peu se replie sur lui-même, se rétrécit, où des politiciens jeunes fustigent l'art contemporain et plus généralement la culture vivante, un pays où l'on inscrit des graffiti racistes et antisémites sur une sculpture d'Anish Kapoor, où la Ministre de la Culture est aussi inculte que notre président, et l'affirme sans complexe, où la pensée petite-bourgeoise, conservatrice, réactionnaire revient en force répandant les pensées les plus nauséabondes dans l'espace public. Voilà aussi pourquoi j'élabore ces images : pour canaliser la colère et parce que la concentration nécessaire m'évite de céder à la mélancolie et aux larmes. D'autre part si j'affirme ostensiblement le traficotage auquel je me livre, il n'a cependant rien à voir avec la pernicieuse et hypocrite manipulation des images si souvent opérée par les médias sous couvert d'information. 

mercredi 9 septembre 2015

Un Rêve de campagne


Voilà,
en ville — dans le quartier riche, il est vrai — en bordure de Saint James Park, où il y a longtemps j'enviais le sort des canards qui y vivent au point de désirer être l'un d'entre eux, ce rêve de campagne. Au moins lors de mon dernier séjour, ai-je retrouvé un lieu tout à fait conforme à mon souvenir. Un peu de pérennité rassure. Sans doute ce cadre a-t-il été pris des milliers de fois, mais qu'importe, on a parfois envie de représentations paisibles, et ce petit cottage est tout à fait charmant. On y prendrait bien le thé avec zeu Queen, qui aujourd'hui même, a battu le record de longévité de son arrière-arrière grand-mère la reine Victoria. God save the cottage.

mardi 8 septembre 2015

Audioguide


Voilà,
je me penchais sur un souvenir confus avec la sensation persistante d'être observé. L'espace me semblait d'une consistance vaguement gélatineuse, mais je n'aurais su préciser s'il s'agissait de l'espace du souvenir ou bien de celui dans lequel je me déplaçais, tant l'un semblait souvent se fondre dans l'autre. Trois femmes en contrebas passaient à intervalles réguliers accompagnées d'un adolescent qui me rappelait vaguement quelqu'un, un camarade de classe d'autrefois ou peut-être un sportif. Ma silhouette reflétée sur la vitre renvoyait l'image d'un homme du début du vingtième siècle. Plus rien ne ressemblait à rien. Je ne retrouvais pas le sens de certains mots que je voyais écrits, et lorsque je tentais d'articuler des phrases aucun son ne sortait de ma bouche. Je me sentais comme sous l'emprise d'une légère ivresse, pas si désagréable que ça, mais dont je redoutais cependant qu'elle ne me quittât jamais.

lundi 7 septembre 2015

Lectures à venir


Voilà,
ne reste plus qu'à dégager ce qui encombre inutilement l'esprit et trouver du temps 
ce soir peut-être je me coucherai tôt

dimanche 6 septembre 2015

L'étrange Immeuble de City Road


Voilà,
ce fut la dernière photo du séjour. J'ai d'abord voulu centrer l'immeuble et puis cette vieille 2CV citroën est apparue dans le champ, comme surgie du passé, si incongrue dans cet environnement londonien. Peut-être pas tant que ça d'ailleurs. Tout paraît tellement mélangé dans cette ville. Nul souci d'ordre, de cohérence ou d'unité architecturale. Les immeubles poussent et puis c'est tout. La vie suit son cours, les affaires continuent. Après quelques recherches j'ai lu qu'il s'agit là d'un hôtel appelé M by Montcalm et que l'architecte en serait un certain Michael Squire.

vendredi 4 septembre 2015

Paysage rêvé


Voilà,
rêver d'un paysage intensément désirer s'y perdre s'y réfugier se fondre en lui
loin des rumeurs de ce monde
des bavardages inutiles et des paroles confuses

jeudi 3 septembre 2015

Nuit d'hôtel


Voilà,
C'est comme ça que la petite-fille de l'homme illustre paye sa formation professionnelle, car en dépit de son patronyme universellement connu, elle ne possède pas la fortune qu'on pourrait lui supposer. Un père dispendieux et dénué de tout sens pratique et qui toute sa vie a vécu comme un rentier sans jamais travailler a dilapidé l'héritage en restaurants et en taxis. Les tableaux de maîtres qui autrefois ornaient les murs du grand appartement des bords de Seine où elle avait grandi ont tour à tour été vendus. Et puis un jour, il a fallu le quitter. La quarantaine approchant, après une vague carrière d'actrice et une autre encore plus improbable de chanteuse se résumant à quelques concerts dans des caves ou des cafés, la petite-fille de l'homme illustre s'est résolue à apprendre un métier. Les hommes, le sexe elle a toujours aimé ça. Parlant d'elle, certains disaient "Louise ce n'est pas une femme c'est un tempérament" et elle trouvait flatteur ce trait d'humour. À présent elle se prostitue occasionnellement. Elle se demande pourquoi elle n'y a pas songé plus tôt. Après tout, elle ne fait rien de si différent que ce qu'elle a toujours fait. L'argent vient en plus, et elle y trouve un certain agrément n'en déplaise à celui qui l'avait autrefois demandé en mariage. Lui, si libertin, qui l'encourageait même alors à de multiples aventures, eh bien lorsqu'elle lui avait annoncé que son corps constituait désormais une nouvelle source de revenus s'en était trouvé choqué. C'est à peine s'il ne lui avait pas fait la morale ce connard. Il lui avait même demandé "mais si un jour je veux recoucher avec toi, tu vas me faire payer ?"  Je te ferai un prix d'ami" avait-elle répondu en plaisantant. Il n'avait pas trouvé ça drôle. C'est fou comme les gens changent. Pourtant jamais aucun homme ne l'avait autant fait jouir. Avec lui la ballade avait été très belle, riche en surprises et en découvertes. Cela avait duré quelques années. Et voilà qu'à présent il se comportait comme un vieux con. Tant pis pour lui. À présent elle prend cher. Elle maîtrise quelques spécialités dont certains types sont très friands. Elle en profite. Encore un an, elle sera fasciathérapeute.

mercredi 2 septembre 2015

Night bus in Old Street


Voilà,
c'était étrange de retrouver cette ville si longtemps après, déconcertant aussi.
Ce n'est pas si loin il faudrait y retourner, mais tant de villes à voir, tant où se perdre.
Et cela passe si vite une vie.