samedi 30 juin 2012

Pleins feux


Voilà
hier c'était pleins feux dans la salle et sur la scène du théâtre de la Bastille. La représentation quoique un peu potache mais assurée par de talentueux interprètes, rayonnait de joie et de vitalité. Un beau cadeau de fin de saison. Mais ce qui a le plus retenu mon attention, depuis cet inconfortable banc où j'avais trouvé place, fut tout de même, à l'extrémité d'une mèche de ses cheveux, l'incessant et fascinant mouvement des doigts de la main gauche de ma senestre voisine. Il paraît que cette activité porte le nom enchanteur de tricotilomanie. J'ai ainsi, tout en écoutant les vers de "Bénénice", passé une bonne partie de la soirée à me laisser happer par ce spectacle quasi chorégraphique et finalement assez varié dans sa répétition. J'y ai pris un grand plaisir, assouvissant ainsi ma pulsion scopique, et même ressenti un certain transport - comme on dit chez Racine - car il est notoire que le voyeur est aussi une sorte de voyageur, un voyageur sans âge ah ah je l'aime beaucoup celle là. Je n'ai donc pas résisté à la tentation d'un petit shoot discret avec le smartphone qui est à la photo ce que le carnet de croquis est à la toile. Et j'ai pensé que décidément oui, le pleins feux au spectacle avait du bon.


mardi 26 juin 2012

Nouveau mot je suis content


Voilà
aujourd'hui j'ai appris sur un blog un nouveau mot anglais sophomoric, qui fit son apparition en 1813 et qui n'a pas encore son équivalent en français. Sophomorique qualifierait un mélange de vanité et de prétention à la fois immature et mal informé. Cela peut caractériser, un comportement, (his behavior at the party was sophomoric) une question ou une variété d'humour. Donc pour en avoir le cœur net, j'ai demandé à Clotilde qui touche sa bille en anglais, quelques éclaircissements. Aux USA les sophomores sont des étudiants de deuxième année d'étude (soit en école secondaire soit en université) qui ne sont plus bizuts ou néophytes. Quelqu'un de sophomoric c'est quelqu'un qui se la pète comme un petit cinquième ou un étudiant en année de DEUG. Le substantif sophomore peut aussi être adjectivé  -toujours en américain - pour désigner un deuxième film ou un deuxième disque ou plus généralement une deuxième action. Exemple : "Je la pris d'abord dans la position dite du bateau ivre, puis une sophomore levrette m'amena presque au bord de l'infarctus. Eh oui pensais-je, je suis un enfant du baby-boom, autant dire un vieillard à présent." (Patrick Poivre d'Arvor). A la réflexion il est possible que cette phrase soit un possible "emprunt" de l'auteur à quelque écrivain américain.

lundi 25 juin 2012

La ruche du jardin du Luxembourg


Voilà
ce matin j'ai renoncé à mon plan initial. Trop de monde attendait. Ça sera pour une autre fois. J'ai fait un détour par le Jardin du Luxembourg. Je suis allé sur la pelouse, photographier la ruche. Jamais je ne l'avais vue sous cet angle. J'ai un peu traîné. Longtemps que je n'étais pas venu. Surtout par ce côté. J'ai compris pourquoi je l'évite de plus en plus ce coin du jardin. Trop d'images, trop de souvenirs. Mais pas simplement ça. Déposés dans le paysage qui s'offre, les rêves aussi, et les illusions de l'adolescent que j'étais - quelle horrible période - et puis ses frayeurs, ses incertitudes qui malgré les années non pas tout à fait disparu. Quoi d'autre encore ? Ah oui, le futur tel que je le spéculais qui est le présent d'où j'écris (quoique je ne m'imaginais pas alors vivre aussi longtemps), à la fois si semblable et tellement autre. C'est cela que je vois dans ce simple paysage : des images endormies qui s'animent, les silhouettes fantomatiques des jours oubliés qui hantent encore la conscience et réapparaissent à la faveur d'une réminiscence... Choses abolies, espérances contrariése, bonheurs furtifs .... Et en surimpression, différentes formes prêtées à cette idée de soi qu'on nomme identité, qui ne cessent de se mêler, se croiser, s'enchevêtrer s'éclater se recomposer aux prismes d'un temps diffracté.

vendredi 22 juin 2012

Dormir pour oublier (8)

Métropolitain, Juin 2012
Voilà
stratégie contraphobique me dit P.
quand je lui montre la série "dormir pour oublier",  
Possible.... Quoiqu'il en soit je n'arrive pas à m'y faire.


mercredi 20 juin 2012

Très énigmatique

Rue Notre-dame-des-champs Juin 2012

Voilà
je me pose des questions
Code secret ? Mot de passe ? Nonsense ? Private Joke ?

mardi 19 juin 2012

Songeur


Voilà
il y a des journées dont on se passerait bien. Bon je ne raconterai pas en détails, j'aurais l'impression d'endosser une fois de plus une névrose qui ne m'appartient pas. Il y a des effets dont on croit s'être défait et on s'aperçoit qu'on les porte encore, on est incapable de se souvenir qu'on les a remis, on les a c'est tout, c'est bien agaçant, à croire qu'on ne peut pas s'en débarrasser. Il faudrait pouvoir n'envisager les choses ne percevoir les événements qu'avec humour distance avec le style quoi bref à l'anglaise never complain never explain ce qu'on appelle la classe l'élégance... Sûr jusqu'à présent suis loin du compte ah oui ça vraiment loin très loin, mais persévérer quand même s'obstiner... Quoiqu'il en soit l'absurdité de certains événements de certaines vies écrites comme des histoires, laisse songeur... Et j'étais là Bd St Martin abasourdi devant ce message sur l'écran du smartphone. Quand même je trouvais que cela faisait beaucoup en peu de temps... Ce délicieux paysage urbain qui s'offrait à moi m'a semblé l'image adéquate pour illustrer l'état qui était le mien.

lundi 18 juin 2012

Dans le bleu du ciel



Voilà
il y a encore soixante-dix ans une telle représentation était inimaginable. Ce que voyait l'œil et enregistrait le cerveau lorsque l'homme tournait son regard vers le ciel demeurait semblable à ce qu'avaient pu, dès qu'ils s'étaient tenus debout, contempler ses plus lointains ancêtres. J'ai déjà évoqué combien je me suis, alors que j'étais enfant, abandonné à la contemplation de ces sillages que traçaient dans l'azur les scintillants avions de ligne à réaction. Cela ancrait en moi l'idée que le futur avait réellement commencé, du moins une certaine idée du futur, telle qu'elle se véhiculait dans la plupart des bandes dessinées et publications pour la jeunesse comme on disait alors. L'apologie des sciences et des techniques y était alors répandue. Mais peut-être cette croyance trouvait elle aussi sa source dans l'un des tout premiers livres que j'ai lus. Il s'appelait "le petit aviateur" un texte de Gilbert Delahaye illustré par Fred et Liliane Funcken qui plus tard conçurent les aventures du "Chevalier blanc" dans le journal de Tintin, et surtout "les belles histoires de l'oncle Paul" dans Spirou. Je l'ai retrouvé il y a quelques années, là-bas au grenier. Depuis, la bibliothèque de ma chambre l'abrite parmi mes livres de chevet. C'est l'histoire d'Alex, un enfant qui pilote des avions. D'abord un avion de tourisme, puis un hélicoptère, un hydravion jaune, un planeur et même un chasseur à réaction ("c'est un météor") qui ne laisse aucune trace derrière lui. Il finira par traverser l'atlantique aux commandes d'un long-courrier à hélices. Tout cela je l'écris, simplement à cause de l'orage et de la pluie battante qui m'ont réveillé, et parce que je réalise que le ciel sur Paris n'est jamais resté bleu plus d'une semaine au cours de ce printemps et que l'insomnie ramène souvenirs et anecdotes. Comme le dit Epikodhov dans "La cerisaie", je ne suis pas du tout d'accord avec ce climat.

dimanche 17 juin 2012

Un bon dimanche

Voilà
ému aux larmes le matin en débarquant dans la cuisine.



Ensuite ballade en vélo avec Constance à la Cité Universitaire. Bonheur...


vendredi 15 juin 2012

Dîner blanc


Voilà
hier soir, Place des Vosges, c'était dîner en blanc aux chandelles. Tombé sur ça par hasard après avoir assisté à une lecture de poèmes par Marc-Henri Boisse et Sonia Masson rue Sainte Anastase. Conversation amusante après, avec Diego Masson qui se rappelait ce match de foot joué entre l'équipe des techniciens la Chartreuse, dont je faisais partie et l'ensemble Musique vivante avec Portal, Vinko Globokar, Régis Pasquier, en 1976 ou 1977. Nous nous étions pris une raclée ce jour là. Il faut dire que tous ces musiciens voyageaient avec leurs chaussures à crampons. Diego me confie qu'il leur avait même promis ce jour là une prime de match s'ils gagnaient. Je comprends mieux à présent, pourquoi ils furent si impitoyables et ne nous laissèrent aucune chance.

mardi 12 juin 2012

Le peuple soucieux

Voilà,
A une heure où tout le monde dort heureux, vous, cher Leader, vous repartez répandre votre affection. Comment voyagerez­ vous, cher Leader, car une rosée glaciale tombe ? Cher Leader, la nuit est bien avancée. Vous trouvez votre joie dans le bonheur du Peuple et vous vous refusez un seul moment de repos. Quel souci, cher Leader, vous fait encore perdre le sommeil ? Cher Leader, la nuit est bien avancée. Affrontant en  personne  la  tempête  de la  révo­lution, vous consacrez toute votre vie au bien du peuple. A quand, cher Leader, une détente suffisante ? Cher Leader, la nuit est bien avancée. Ne serait-­ce qu’un seul jour, cher Leader, reposez ­vous, c’est le vœu ardent du peuple. (Chant de la République Populaire Démocratique de Corée)

lundi 11 juin 2012

Salut camarade....

Dominique Guihard (Cordes 1991)

Voilà
on en aura bu des coups ensemble, on se sera indigné, on aura ri, on se sera chambré, on aura fait quelques routes et quelques gares... Et puis on se sera bien amusés aussi - pas assez souvent à mon goût -, à faire semblant d'être des autres. Je me souviens de ce mois passé à Albi, dans la "boucherie de nuit" de Jean-Paul, avec Patrice qui nous avait réunis... Nos chemins s'étaient écartés comme il arrive souvent dans ce métier... on se recroisait parfois avec plaisir et bonheur comme si le temps n'avait pas passé... Mais c'est toi qui a passé... Il y a une semaine jour pour jour, à une table de bistro, j'ai appris ta maladie de façon abrupte. Et voilà, à présent c'est facebook qui fait la nécrologie. Momo a écrit un bien beau texte pour toi... 

samedi 9 juin 2012

Ombres au plateau

  

Voilà,
plus tard je me souviendrai de ces quelques jours de travail au théâtre de l'Aquarium
pour accompagner et donner à entendre "Les Draps" la jolie pièce d'Amira Khalfallah.
Et je me rappellerai aussi comme il était doux de la regarder, elle, passer de la salle au plateau

jeudi 7 juin 2012

En chemin


Voilà
m'être soustrait de l'univers des casernes et de la consternante proximité d'un artilleur, avoir choisi de travailler dans le théâtre pour si souvent revenir au cours de ma vie professionnelle à la Cartoucherie de Vincennes, voilà qui aura été un peu absurde tout de même, pensais-je hier sur le chemin des cavaliers, me dirigeant vers le théâtre de l'Aquarium... 

mercredi 6 juin 2012

S'oublier

  

Voilà
lorsque les images surgies de la nuit ont une trop effrayante puissance de suggestion, que les rêves tissent de funestes récits qu'on aurait préféré ne jamais connaître, mieux vaut s'oublier dans la paix des formes pures et trouver refuge dans les paysages qu'offre la matière, complexe en ses détails.

lundi 4 juin 2012

Plato's retreat







Song of Innocence
Voilà
Parfois il me semble qu'il n'y a que cela qui vaille la peine d'être saisi. 
Le jeu des ombres et des lumières. 
Que l'essentiel est là et que tout autre sujet n'est qu'anecdote et superflu.

dimanche 3 juin 2012

Cependant le ciel parfois


Voilà
"... Beaucoup dans la Zone devinrent fous errant par les rues dépenaillés, riant et pleurant à la fois. Ils s'abreuvaient au venin des eaux souillées, mangeaient des racines et les herbes des fossés. Ils avaient pour la plupart oublié leur enfance et crachaient sur leur propre face quand ils la croisaient dans un reflet... Certains souvent disparaissaient sans qu'on entendit plus jamais parler d'eux... Une dévorante frénésie de meurtres de viols de dépeçages et de cannibalisme s'était répandue dans la boue noire et écumante des jours sans avenir... Les mots avaient échappé aux pouvoir des poètes, et vêtus de la franche nudité de l'anéantissement absolu et de l'effondrement spirituel, s'en remettant à l'opinion supposée des larves des cafards et des bêtes en décomposition, les taciturnes et les solitaires légiféraient par grognements sur le territoire anéanti de leurs rêves. Mais c'était surtout un temps de meute et de frayeurs, tout bouillonnant de haine parmi les effluves nauséabonds qui flottaient sur la cité réduite en cendres. C'était un temps de désordre et d'abandon, celui des grands achèvements où cependant le ciel parfois se colorait des teintes irisées d'une impossible consolation..." in "L'obituaire du chapitre métropolitain de Jethra"

samedi 2 juin 2012

The billiard room


Voilà,
je me souviens de cette maison et de la salle de billard
et de ce jour où j'ai utilisé pour la première fois un appareil photo que je ne maîtrisais pas encore
et de cette femme qui me prenait alors dans ces bras et m'envoyait des mots d'amour par mail
j'y croyais et je pense encore qu'elle était sincère