mardi 26 janvier 2010

Laisser venir


Voilà
en écoutant "Idle moments" de Grant Green, regarder le mur le plafond contempler les ombres.... Goûter en s'efforçant de l'apprécier cette solitude et cependant attendre un appel qui ne viendra pas, et qui s'il vient sera certainement décevant. S'abandonner à la transformation, mais aussi gémir dans la mue. Laisser venir les mots, doux comme le miel de la tendresse ou ceux amers de la détresse au goût de fiel.
Laisser venir...

jeudi 21 janvier 2010

Le Cabanon du Clos

Une chanson de cet été là
Voilà,
nous avions dix sept ans et nous pensions nous aimer toute la vie. C'était une autre époque où les jeunes gens avaient d'autres rêves. Peut-être espérions nous plus de l'avenir qu'il n'est possible de nos jours. Aujourd'hui dans le strict anonymat d'une chambre d'hôtel au confort standardisé, ma pensée vagabonde, et ne cesse de se heurter aux murs et aux souvenirs. Je constate une fois de plus que je n'ai toujours pas grandi. Je pourrais encore passer des heures collé contre un autre corps, dans un silence confiant et laisser glisser le temps comme nous le faisions autrefois au cabanon du Clos.

dimanche 17 janvier 2010

Monsieur Daniel


Voilà,
un homme vit son rêve, transforme sa réalité quotidienne en quelque chose de merveilleux, de singulier et d'insolite. Monsieur Daniel chaque jour travaille dans un monde à la mesure de son imaginaire et devient un des personnages de sa fantasmagorie. Voyages imaginés ou réels, histoires qui se racontent silencieusement et prennent corps, dans la boutique peuplée de mannequins, compagnons immobiles qui veillent discrètement dans la chambre où un vieil enfant en costume marin s'amuse à travailler.

samedi 16 janvier 2010

Sur le rivage


Voilà
je me suis souvent attardé sur la plage enneigée durant ce séjour. Regardant les bateaux en partance et ceux qui arrivaient. Songeant qu'une fois plus, c'est moi qui restait sur le rivage... Pourtant, je ne suis pas sûr d'avoir encore tant envie de voyager, sinon dans des bras aimants et les songes confus que la bienheureuse fatigue suscite après le plaisir.

mardi 5 janvier 2010

Gare de campagne


Voilà
c'est juste une vague réminiscence de Tchekhov dans la campagne normande, avec cette peine immense qui ne peut se dire. Faire comme si rien n'était arrivé, alors que tout chavire.